Naufragé

                                palais.png    

                      Chapitre XI : Naufragé      


valrik-chap-14.pngValrik était là , dans l’espace, à contempler la planète dont il se rapprochait, impuissant.

Tout à coup, devant lui se matérialisa une station orbitale translucide et le vaisseau atterrit en douceur.
Il sortit et se prépara à utiliser son sabre laser. Il lui vint tout à coup à l’idée que c’était peut-être un piège.
-Non ce n’est pas un piège, résonna une voix dans sa tête.
Il reconnut la voix douce d’Aiis. Celle-ci lisait dans ses pensées !
-Oui, je peux lire tes pensées, confirma-t-elle. Mais c’est pour t’aider.

Il avança dans le couloir blanc et arrivé presque au bout, apparut un engin de transport aux formes ovoïdes. Il s’y installa.

Sans bruit, l’appareil décolla et rejoignit la planète dans le silence. On aurait dit qu’aucun moteur ne l’actionnait.

Il resta admiratif par tant de beauté et de couleurs sur cette planète. On aurait dit qu’un peintre l‘avait dessinée, à la fois en  ordonnant tous les éléments et à la fois en les jetant au hasard. C’était une harmonie composée d’éléments disparates. L’engin atterrit sur la plage qu’il avait vue dans sa vision. Une ouverture apparut l’invitant à sortir. Il sauta légèrement dans le sable et le vaisseau disparut aussitôt.

Devant lui s’étendait la mer, rosée et bleutée, calme. De petites vagues légères s’étirait sur le sable presque blanc. Il aperçut deux astres qui brillaient. L’un était plus petit et plutôt vert clair.
-Ce n’est pas un soleil, c’est une lune, dit une voix derrière lui.
Il se retourna et Aiis était là devant une sorte de bâtiment blanc majestueux à colonnades. Elle lui souriait.
-Désolée de t’avoir entraîné ici contre ton gré mais j’ai besoin de ton aide.
L’être qui était devant lui avait une peau extrêmement blanche et ses yeux bleus à peine colorés semblaient passer à travers lui.
Tout à coup, cette pensée curieuse lui vint : comment peut-elle avoir une peau si blanche avec ce soleil…
Aiis se mit à rire.
-Le soleil ne nous brûle pas, il nous réchauffe. Viens avec moi.
Ils entrèrent dans le bâtiment et pénétrèrent dans une salle argentée. Des fauteuils étaient installés en rond  ce qui lui rappela la disposition de la salle du conseil.
On l’invita à s’asseoir. La matière du siège était ni dure ni molle. Cinq  êtres de couleurs différentes étaient assis. Tous humanoïdes mais des différences de morphologie laissaient à penser qu’il n’étaient pas de la même race. Son regard fut attiré par une jeune femme à la peau mate, aux yeux noirs et pétillants ;et aux  cheveux noirs. C’était une beauté étrange. Il la détailla comme il détaillait les femmes en général...
Elle lui fit un grand sourire entendu. Valrik se sentit rougir. Il ne devait pas oublier que l’on lisait ses pensées. Et cela le mit en colère car ils avaient sur lui un avantage certain !
- Aiis lui sourit gentiment. Ne crains rien nous avons l’habitude de lire les pensées. Presque rien ne nous échappe mais  nous n’en prenons pas ombrage…   Laissons cela et entrons dans le vif du sujet :regarde ceci !
Aiis fit un geste de la main et aussitôt, devant eux, apparut, dans l’espace, se dirigeant vers Eurith,  un énorme vaisseau qu’il reconnut aussitôt : l’empire ! Aussitôt sur ses gardes, il mit automatiquement sa main sur son sabre.
-N’aie pas peur, il s’agit du futur, dit calmement Aiis.
Nous voyons cette image depuis le jour où tu as eu ta première vision. Leur arrivée est imminente à présent et nous avons besoin de toi …

suite

Page précedente

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×