Harmonie


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                            Chapitre XIII : Harmonie

valrik-chap-16.pngLe soleil avait disparu à l’horizon. Sur la plage, on entendait des rires et des chansons. On était bien loin des machineries du monde de Valrik…très loin…
Des oiseaux chantaient, des animaux s’approchaient et semblaient communiquer avec les gens. Jamais Valrik ne s’était senti aussi bien. Il s’était rapproché du rivage et s’était lié à la Force, rien ne venait la troubler…la paix….
Quelques heures avant, la jeune femme aux yeux noirs qui s’appelait Nayane avait fait apparaître une table devant lui et de la nourriture s’était matérialisée comme par enchantement.
Devant son air sidéré, elle lui avait dit :
-C’est dans ce que tu appelles la force que nous puisons toutes ces choses. C’est un don.
Tout à coup valrik eut cette terrible pensée : il imagina l’empire capable de matérialiser tout ce qu’il voudrait …des armes terribles…ce serait la fin, la destruction….le chaos..
Alors Nayane lui avait pris la main avec douceur, lui transmettant sa paix ou plutôt métamorphosant sa terreur.
- Ce danger peut être écarté, c’est pour cela que tu es là…nous le savons maintenant.
 Valrik sentit  que quelque chose bougeait en lui…aimanté par le regard de Nayane, il osait à peine se le dire mais cela lui parut comme une évidence : il était amoureux !…
Il lui lâcha la main et partit à grands pas à l’extérieur de la maison de son hôtesse.
Il souffrait de ce sentiment qui l’envahissait et de ces sensations qui lui faisaient perdre la tête. Il ne pouvait pas s’attacher, il était un jedi !... c’était contre le code.. la culpabilité …ou être coupé en deux à l’intérieur de soi…il s’apaisa soudain, il comprenait  clairement ce qu’était la dualité.
Nayane lui envoya cette pensée humoristique :
- Les jedi sont compliqués…Que vous refusiez la haine, je comprends mais l’amour…. ! Tu te bats contre le vent Valrik…viens tout cela n’est pas grave, la fête va commencer…
 Valrik s’était senti  un peu penaud, comme un adolescent, il avait souri de lui-même.
La légèreté de la fête lui avait fait oublié ces états d’âmes contradictoires. Il s’était amusé comme jamais. Tout lui paraissait l’accueillir, comme il était… accepté  avec  toutes ses pensées, tous ses sentiments. C’était un amour inconditionnel.
Cette liberté était grisante…et infinie. C’est avec délice que plus tard , dans la nuit calme et odorante, il posséda le corps de celle qui épousait son âme…Les mots étaient dérisoires…plus rien ne comptait…chacun d’eux communiait avec chaque seconde qui leur était donné et qu’il considérait comme un cadeau inestimable.

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