Coruscant

                               

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                     Chapitre 11 : Coruscant

 

nad-parfaite-17.pngLe matin suivant, Nadège ne vit pas Zael. On lui dit qu’il avait dû partir pour une mission urgente.

Elle resta auprès des enfants  une grande partie de la journée à la clinique.

 

Le soir, comme elle ne travaillait pas le lendemain et que c’était jour férié. Elle décida alors de se rendre à Coruscant chez ses parents.

Et puis elle avait assez de ses tenues normalisées ! Elle avait envie  de se vêtir autrement …et pourquoi pas ne faire un peu de shopping. C’était leur plaisir, à elle et sa mère. C’était à ces moments-là qu’elles échangeaient leurs petits secrets, leurs états d’âme.

Nadège avait grand besoin de s’épancher un peu, elle ressentait la solitude même si Zael était proche d’elle.

Elle voulait, aussi,  avoir des nouvelles de son oncle, Valrik, elle ne l’avait pas revu  depuis la terrible vision qu’elle avait eue de lui alors qu’il allait tenter de se suicider.

Bientôt, lle arriva dans son vaisseau, soulagée d’un poids : cette planète Quesh était vraiment oppressante.

 

Elle était fatiguée mais si contente qu’elle n’avait plus envie de dormir. C’est avec un bonheur intense qu’elle arriva en vue de Coruscant. Il faisait nuit, la planète était toute illuminée. Elle s’approcha et aperçut au loin le sénat et les ruines du temple, elle eut un petit pincement au cœur. Mais elle l’oublia vite, quitta le spatioport, elle laissa son vaisseau en révision, il lui avait si peu servi qu’elle pensait qu’un contrôle ne serait pas inutile et puis elle voulait sentir la ville, SA ville.

 

 Elle  prit un taxi pour rejoindre l’appartement luxueux de ses parents. Il était onze heures. Elle regardait les lumières et essayait de ressentir dans la Force l’état d’esprit des gens.

La ville était endormie et assez joyeuse, sûrement à cause de  la perspective du jour de repos.

 

Elle repensa à son enfance, sa formation jedi, sa famille, elle était un peu triste, un peu nostalgique…mais elle chassa l’amertume.

Le taxi la posa assez loin de chez ses parents. Elle devait traverser un quartier pauvre  pour rejoindre le quartier chic où ils habitaient.

 Elle marchait rarement dans ce quartier car elle utilisait souvent son vaisseau et il existait tout un réseau de taxis qui emmenait les privilégiés pour leur éviter de traverser les bas quartiers.

 

Nadège au contraire aimait se promener dans les rues et sentir  les gens, tous les gens tels qu’ils étaient avec leurs problèmes, leurs chagrins, leurs violences et leur amour…

Elle leur envoyait une onde de paix, incognito.

Si parfois les gens se retournaient, ce n’était pas parce qu’elle était un jedi mais à cause de ses robes, extravagantes…

 

 

Une demi heure plus tard, elle était  devant la grande porte blanche sécurisée de ses parents. Un droide l’identifia et vint lui ouvrir.

Personne dans l’appartement. Sans doute ses parents devaient-ils déjà dormir.

 

Elle soupira d’aise, traversa la salle de séjour et alla s’asseoir au bord du bassin pour regarder la ville. Elle sentit comme une empreinte fugitive dans la force.

 

-C’est beau hein ?

 

Elle sourit. ValriK !

-Bonsoir mon oncle, dit-elle doucement. Alors comment vas-tu ?

 

Il s’assit à côté d’elle regardant au loin. La regarda dans les yeux et lui dit :

-Aussi bien que je peux aller…

Elle sentit qu’il souffrait, mais c’était une souffrance tamisée, douce et résignée.

Elle ne connaissait pas les détails et elle ne lui demanderait pas. Libre à lui de se confier.

 

Il reprit :

-Nadège… Comment ressens-tu ta mission de jedi ? Je voudrais savoir.

 

La question n’était pas facile. Nadège réfléchissait. Elle pensait à ces gens qu’elle aidait, à cette souffrance qu’elle apaisait.

 

-Je crois que ce qui est important pour moi…c’est les gens. C’est la paix que je peux leur donner, c’est l’amour…mais pas seulement l'amour des personnes …tu vois…c’est l’amour de tout…C’est la Force dans tout…

 

Valrik restait silencieux pour ne pas rompre le charme.

 

Elle continua après un silence les yeux dans le vague.

- On dit qu’un jedi doit suivre le code…mais je pense qu’un jedi doit dépasser le code. Le code est humain, la Force se situe bien au-delà de l’humain…et c’est un honneur et une merveille de pouvoir la servir…

 

Elle se retourna vers lui et lui fit un grand sourire.

Valrik rencontra ses yeux dont la clarté rayonnait de paix et de simplicité.

 

Sa nièce était atypique, dans les sens qu’elle profitait de toutes les facettes de la vie, elle était un paradoxe vivant. C’était une  femme du monde coquette, que l’on aurait pu croire superficielle, elle avait été élevée dans ce milieu. Mais en même temps elle ne s’en servait pas comme une façade.

Il suffisait qu’elle sourie ou qu’elle parle pour qu’on oublie le verni, elle devenait la confidence, l’ami, le soutien et en toute simplicité de celui qui était en face d’elle.

 

Le sourire était toujours là,  intrigué.

-Mon oncle…mais à quoi pensez-vous ? dit-elle en riant.

-Rien d’important, je vais aller dormir…répondit-il enjoué.

Il se leva, elle entendait ses pas.

Soudain il lui dit :

- Nadège ?   

Elle se retourna. Il la regardait d’un  air grave.

-Merci de m’avoir sauve la vie.

Puis il disparut dans la demeure.

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