Famille nombreuse

serpentine-4.pngSerpentine arriva enfin devant la maison de Maj’jo. C’était une bâtisse de plusieurs étages délabrée. Elle vit un Twi’lek bleu, vêtu d’une large robe d’un ton indéfinissable,  avachi sur une chaise devant la porte, un verre à la main.

-Vous connaissez Maj’jo ? Demanda Serpentine.

Il répondit en langage Twi’lek et elle ne comprit rien du tout ! Mais il sembla appeler quelqu’un…

Il lui montra la porte du rez-de-chaussée  d’un geste évasif de la main.

Serpentine entra dans une petite pièce qui ressemblait à une sorte de débarras encombré. Sur une vieille plaque chauffante bouillonnait une marmite. Du linge était étendu au travers de la pièce. On entendait un fond de musique sur un vieil ordinateur.

Trois petits Twi’lek jouaient à même le sol, un quatrième traversa  à quatre pattes pour se planter devant Serpentine.maj.png

 Et Maj’jo était debout devant la cuisinière. Cette Twi’lek de trente cinq ans  était belle malgré ses vêtements pauvres et décolorés et une longue cicatrice qui parcourait une partie de son visage. Sa peau verte, en se reflétant dans ses yeux, en intensifiait la couleur.

 Elle tournait énergiquement une cuillère dans la casserole tout en tenant un bébé Twi’lek qui mâchouillait une espèce de sith rose en plastique translucide et mou…

-Salut, lui dit-elle, tu tombes mal !

-Oui je vois… répondit Serpentine. Ils sont tous à toi ces enfants ?

-Non aucun, les bleus sont au type avec qui je vis, les autres je les garde. Faut bien vivre…

Serpentine pensa que le type en question devait être celui qui était installé dehors.

Le petit qui semblait fasciné par Serpentine la regardait toujours intensément en parlant à Maj’jo.

Serpentine se sentait un peu mal à l’aise de ne pas comprendre.

 -Que dit-il ? demanda-t-elle.

-Il demande pourquoi tu portes des lunettes noires. Je lui ai dit que tu as mal aux yeux…

Puis elle reprit :

-Attends, on va trouver un coin plus tranquille pour parler…

Elle monta le son de la musique.Elle dit quelque chose à son conjoint dans sa langue. Celui-ci arriva en maugréant mais il se radoucit de suite à la vue du bébé qu’elle fourra dans ses bras.

Elles traversèrent ensuite une pièce qui se trouvait à l’arrière de la cuisine pour se retrouver dans une sorte de véranda envahie d’herbes folles.

-Tu peux parler là... dit Maj’jo.

Puis la regardant fixement :

- Alors ...tu veux quoi Sith ?

Serpentine installa cependant un brouilleur pour plus de sécurité. Puis elle lui demanda ne cachant pas sa surprise :

-Avec tes connaissances exceptionnelles en langues et en combat, comment as-tu pu te retrouver ici ?

Cinq ans auparavant, elles s’étaient rencontrées. Elle était traductrice auprès d’un seigneur sith qui l’avait capturée ainsi que son fils alors qu’elle était promise à une carrière d’exception.

Serpentine était missionné, à ce moment-là, par le Seigneur Kigoraz pour récupérer  des tablettes anciennes qui lui revenaient de droit. Or le seigneur Sith avait présenté des faux à Serpentine.  Alors Maj’jo avait tenté le tout pour le tout et avait dévoilé la supercherie. Serpentine les avait sauvés in extremis, elle et son fils,  alors que  le sith les étranglait : elle voulait à tout prix mettre la main sur les tablettes originales !

 S’en était suivi un combat long entre Maj’jo et Serpentine d’une part et le sith d’autre part. Elle avait pu remarqué combien elle était compétente et résistante au combat rapproché.

-Je veux que tu me rendes la monnaie de mon crédit , Twi’lek ! répondit Serpentine. Mais je me demande si peux encore me servir à quelque chose.

-Je n’ai pas cessé l’entraînement… si c’est ça qui t’inquiète ! Répondit Maj’jo avec une pointe de provocation dans la voix.

Elle ajouta :

-Je n’ai pas oublié ce que tu as fait pour moi même si c’était pour servir tes intérêts….dit-elle avec un petit air ironique. Et puis, je n’ai pas envie de mourir…je suis trop jeune…

Serpentine se détendit, Maj’jo était intelligente et courageuse. Elle avait son franc parler, ce serait un bon élément à bord de l’Insurgé.

-Bon ! Dans deux jours, il faut que tu sois disponible. Ce sera possible ?

-Ce sera possible, répondit la Twi’lek avec détermination.

-Ca risque de durer de longs mois…

-Ce sera possible, je te dis ! De toutes façons, j’ai pas le choix…

Avant de sortir, elle se retourna et lui dit :

-Au fait, tu seras payé aussi et bien payé ! Mais attention, ne laisse rien percer de notre entretien…

-Oui sinon tu m’étrangles. Je sais…je sais….

Serpentine satisfaite sortit de la véranda.

Elle entendit Maj’jo qui criait derrière son dos :

-A bientôt !

Le lendemain, Serpentine retrouva avec plaisir son appartement et vit avec satisfaction que son frère pouvait à présent se cacher dans la force. Elle lui signifia son congé pour le jour suivant et le mit en garde :

-Je te recontacterai quand j’aurais besoin de toi ! Travaille le combat. Et sois prêt ! Je vais t’envoyer sous bonne garde dans une planque à l’abri sur Quesh. Un contact t’y attendra.

-Quesh ! s’exclama-t-il.

-Oui Quesh ! répondit-elle fermement, mais n’oublie pas... un mot et tu es mort.

-Pas besoin de me tuer, il suffit de respirer une bonne goulée sur Quesh…maugréa-t-il.

Il disparut à l’étage suivi du droide.

Serpentine n'était pas mécontente de la tournure que prenait les événements.

Elle devait à présent contacter Dark Kigoraz pour lui rendre des comptes.Elle se dirigea vers son bureau.

 

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