La haine

Un explorateur à découvet sur Tatooine,  un cahier recouvert d’une écriture fine. C’était le journal, non daté précisément, d’une jeune Sith : Serpentine. La suite avait été griffonnée à la hâte, et des traces de sang se trouvaient sur les pages.

                                                         

                                                    La Haine

serpentine-8.pngVoilà une semaine que je sers à manger à l’enfant. Il me parle. Il habitait Coruscant. Sa mère et son père sont des dignitaires haut placés.

Parfois il pleure, parfois il rit et il m’arrive de rire avec lui. Mais il m’est interdit de lui parler.

J’ai aussi rencontré un autre apprenti comme moi au cours des séances de concentration et de travail de la Force. Au début, j’avais peur de lui mais petit à petit nous nous sommes rapprochés.

Il m’a confié ses doutes, ses peurs. Nous savons que nous n’avons pas le droit de parler entre nous mais nous faisons attention. Et il me fait rire, il tourne en dérision nos situations. C’est si bon de rire, je ne connaissais pas le rire avant.

Je n’ai pas vu le vieux fou de Kigoraz depuis le jour de notre entretien. Je commence à l’oublier.

Tout à coup, un individu entre dans la prison et me dit :

-Seigneur Kigoraz t’attend, grouille-toi.

Les jambes tremblantes, je pose la gamelle et je vais le rejoindre.

-Alors, moins que rien ! Tu t’es bien occupé du prisonnier ?

- oui Seigneur Kigoraz !

-Bien ! Il a parlé de sa vie ?

- Oui Seigneur Kigoraz !

-Et que penses-tu de lui ?

-Euh de lui ? ….il….est comme un enfant…

-Il est petit, sans défense, il pleure, il rit …penses-tu qu’il mérite de retrouver ses parents Serpentine ? C’est vrai, il est innocent….

-Oui Seigneur Kigoraz …c’est vrai il est petit …

-Donc tu t’es attachée à lui Serpentine ?

-oui….

-oui qui ?

-oui seigneur Kigoraz…

- Très bien ! Sers-toi de la force et tue-le ! Pour cela, il va falloir que tu convoques en toi la haine. C’est ton premier test et peut-être ton dernier !

Puis Kigoraz me somme de le suivre et part d’un grand rire sarcastique.

Je suis devant l’enfant, il me sourit. Kigoraz observe.

C’est l’instant de vérité ou de mensonge… Il a l’air si petit. Je convoque tout ce que j’ai de Force en moi. Je me remplis d’une haine dévastatrice mais, sur la tête de l’enfant, je superpose celle de kigoraz. Ma haine, elle est pour lui.

Je lance des éclairs, il faut en finir le plus vite possible, une poussée et c’en est fait ! le petit corps s’écroule désarticulé. Ne pas pleurer, ne pas penser.

Kigoraz m’observe et quitte la pièce.

Ce soir-là, les larmes ne viendront pas.

En écrivant ces lignes, je me dis que j’ai sûrement fait preuve de compassion envers cet enfant. Qui sait le sort qui l’attendait…et personne ne sait plus que moi, que parfois, il vaudrait mieux être mort que de subir certaines maltraitances.



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