Histoire de Zerbeline

Chapitre I : Fin de journée

zerbeline-1.pngLe soir tombait. Zerbeline emprunta  la  ruelle sombre et étroite, qui menait chez elle,  à l’opposé du centre de coruscant.
Elle arriva devant l’immeuble, posa son barda et se laissa tomber sur le perron. Deux enfants accoururent vers elles :
-Zerbo ! Zerbo !
Et ils lui sautèrent dans les bras. L’un était son petit frère, Vadin un petit garçon de six ans, aux cheveux bruns et au yeux marron et  l’autre sa petite sœur,  Meline, quatre ans,blondinette au yeux vert foncé.
Ils repartirent en courant s’amuser avec les enfants du quartier.
Vadin criait :
-Je suis un jedi, attention je vais vous décapiter avec mon sabre ! hou hou
Ils étaient équipés de sabres en carton.
Alors que Zerbeline les regardait, Meline s’approcha et lui dit en zozotant :
-T’as vu Zerbeline , z’ai fabriqué un sabre laser.
Elle lui montra son jouet attaché maladroitement dont la lame tombait lamentablement.
-Viens là… bouclette… que je t’arrange ça ! lui dit Zerbeline de sa voix un peu rauque.
Elle consolida le bout et redonna l’ « arme » à sa sœur.
Celle-ci eut un rire de plaisir et lui dit les yeux brillants :
-Tu sais Zerbo, z’aimerais bien rencontrer un zedi.
- Un jour…qui sait…, répondit Zerbeline.
-Et toi, tu crois que tu en rencontreras un ?
-Chais pas…


Dans ce quartier pauvre, les jedi faisaient figures de légendes. Le rêve le plus ultime de ces enfants était de découvrir un jour qu’ils avaient le pouvoir d’utiliser la Force, en attendant ils espéraient au moins croiser une de leurs idoles …
Elle soupira. Elle restait là, assise, dans cette rue qu’elle connaissait par cœur tandis que de faibles lumières s’allumaient. Tout son corps lui faisait mal à cause des efforts  intensifs  qu’elle avait dû fournir tout au long de la journée dans la caserne du 130 ème régiment de la république qui se trouvait à l’autre bout du quartier. C’était un complexe en sous sol aménagé pour l’entraînement. Ce jour-là 20 km dans des infrastructures accidentés, un sac de 10 kilo sur le dos.
Deux ans plus tôt, elle s’était engagée autant par conviction que pour soulager sa mère qui élevait,  seule, ses six enfants. Son père avait disparu dans des circonstances mystérieuses. Elle voulait devenir officier et elle travaillait dur pour cela.
A présent, elle avait vingt ans mais elle paraissait plus vieille que son âge. Petite, musclée, les gestes mesurés, elle portait sur le monde, de ses yeux noisette, un regard déjà blasé et revanchard.
Elle regardait ces dignitaires aux informations et se disait qu’il y avait deux mondes : ceux des riches, qui voyaient le ciel et ceux des pauvres enterrés dans le fond des rues, privés de lumière.


Elle se leva et emprunta le vieil ascenseur étroit pour atteindre le troisième étage.
Elle ouvrit la porte grâce à un code et entra. Ces deux autres frères, étaient avachis sur le canapé en train de s’affronter dans un jeu de guerre en trois dimensions, jurant toutes les deux secondes. Ils s’appelaient Degrin et Melin. Bizarrement leurs parents avait choisi les même consonnances pour tous les enfants " ine" pour les filles et "in"  pour les garçons.
Le désordre régnait dans la pièce. Elle soupira et se mit à ranger en silence. Elle alla dans la chambre qu’elle partageait avec ses deux sœurs, Meline et Cristalline. Cette dernière était en train de travailler sur un bureau de fortune. C’était l’aînée. Courageusement, elle préparait un concours pour être acceptée dans la faculté des sciences médicales. Physiquement, elle ne ressemblait pas à Zerbeline, elle avait les traits fins et délicats.
-B’jour, fit Zerbeline.
-Bonjour,Zerbo, répondit-elle.
Après avoir rangé, elle alla dans la cuisine et se mit à préparer le dîner. Sa mère travaillant à la cantina d’à côté rentrerait tard dans la nuit.
Une fois que tout fut fini, elle appela les deux petits en hurlant par la fenêtre.
Chacun se mit à table, Zerbeline et Cristalline restèrent silencieuses tandis que les quatre autres jacassaient sans discontinuer.

Puis le silence revint, les petits furent mis au lit. Zerbeline s'installa sur la table de la salle à manger, bientôt rejointe par Cristalline.Elles travaillèrent en silence leurs cours, sans état d'âme. Toute deux voulaient s'éléver au dessus d'obscurité de la rue pour rejoindre les étoiles...

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